News
Hommage à notre compagnon Paul NICK

Paul Nick est né le 1er janvier 1938 en Indochine. Il est entré à l'école des enfants de troupe eurasiens de Dalat (EETED) en 1948. Il en est sorti major de la promotion « Sergent BOBILLOT » en 1955 après avoir brillamment obtenu les certificats n° 193, 151, et 251 des transmissions en 1953 et 1954. Engagé volontaire pour 5 ans le 1er janvier 1956 à Saïgon au titre de l'EETED, il est rapatrié en métropole avec l'école en février 1956.
Il est à l’École Militaire d'Autun du 22 février 1956 au 12 mars 1956 avant de rejoindre l’École militaire annexe des Transmissions d'Afrique du nord (EMAT/AFN) à Beni Messous (Algérie) de mars 1956 à octobre 1957.
Il est nommé caporal le 1er juin 1956 et il obtient le CIA (certificat Interarmes) le 22 septembre 1956. Il est nommé caporal-chef le 1er octobre 1956 et sergent le 1er janvier 1957.
Il obtient le Brevet d'armes du 1er degré d'Infanterie le 4 mai 1957 et le brevet de chef de section d'Infanterie en mai 1957.
Il est breveté parachutiste le 24 janvier 1958 et il sert au 3è régiment de Parachutistes coloniaux (3è RPC) de février 1958 à mars 1960 où il participe à toutes les opérations du régiment en se portant volontaire pour toutes les missions périlleuses de la 2è compagnie.
Le 9 mars 1960, il est blessé par balle à la jambe gauche à Tizgirt-sur-Mer (Algérie), blessure qui entraîne son amputation de la jambe.
Proposé le 20 juillet 1960 par la commission de réforme pour être mis à la retraite pour infirmités graves et incurables avec pension définitive de 90%, il obtient d'être maintenu en activité dans un emploi sédentaire et reprend le service en 1961 à la compagnie d'état-major des Troupes de Marine à Paris.
De juin 1961 à décembre de la même année, il participe à l'état-major de la ZOM 3 au Congo.
Après cette parenthèse, il revient à la compagnie d'état-major puis au district de transit des Troupes de Marine jusqu'en septembre 1968. En mai 1964 il a obtenu le Brevet du 1er degré de Chancellerie des Troupes de Marine et en décembre 1966 le Brevet du 2è degré de Chancellerie.
En octobre 1968, il est affecté à l'état-major des forces armées du Territoire français des Afars et des Issas (TFAI) à Djibouti où il sert jusqu'en décembre 1970.
De 1971 à 1973 il sert au Groupement élèves de 2è année de l'EMS de Strasbourg. (il est nommé adjudant-chef le 1er septembre 1972), puis de 1973 à 1974 à l'état-major de la 9è Division d'Infanterie de Marine (9è DIMa) à St Malo.
De 1974 à 1977, il est affecté à l'état-major des Antilles-Guyane en Martinique.
De retour en métropole, il est affecté à l’École d'application de l'Artillerie Sol-Air (EAASA) à Nîmes de 1978 à 1983, avant de retourner à Djibouti, affecté à l'état-major des forces armées au titre de l'Assistance Militaire Technique de 1983 à 1985.
En 1986, il est affecté à Limoges, à l'état-major de la 15è division d'Infanterie (15è DI).
Le 1er août 1987, il est placé sur sa demande, en position de retraite après 25 ans de service.
Paul NICK était titulaire de 3 citations à l'ordre de la brigade avec attribution de la Croix de la valeur militaire – étoile de bronze, d'une citation à l'ordre de l'armée avec attribution de la Croix de la valeur militaire avec palme.
Grand invalide et Grand mutilé de guerre, il avait reçu la Médaille militaire à titre exceptionnel en 1960.
Il avait été fait chevalier de l'Ordre National du Mérite en 1982, puis chevalier de la Légion d'honneur en septembre 1986 (cette décoration lui avait été remise par le André GIRAUD, ministre de la Défense, le 1er septembre 1986 à Fréjus, lors des cérémonies de commémoration du 116è anniversaire des combats de Bazilles). Il a ensuite été promu officier en juillet 2007, puis commandeur en 2014 dans l'ordre de la Légion d'honneur.
Paul NICK est décédé le 30 janvier 2025 à Aurillac (Cantal) et ses obsèques ont été célébrées le 7 février en l'église Notre Dame à Tonneins (Lot-et-Garonne).
Il était un de nos compagnons parmi les plus disponibles, toujours souriant, et très apprécié pour ses talents de photographe, fixant sur la pellicule (devenue numérique) le souvenir de nos moments de recueillement et de convivialité.
Nous adressons à sa famille nos très sincères condoléances et le témoignage de notre profonde estime.
.