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Décès de notre compagnon Pierre VERDES

Pierre VERDES était né le 4 octobre 1928 à Pleny dans les Côtes d'Armor. Ses obsèques ont eu lieu le 7 mars 2025 à Clairac.
Il avait été fait officier de la Légion d'honneur le 11 novembre 2018.
En 1946, il s'engage pour trois ans au 6è Régiment de Tirailleurs Marocains (6è RTM) et se retrouve à Casablanca, au Maroc.
Le 1er juin 1947, il est nommé caporal alors qu'il est engagé dans les opérations de maintien de l'ordre à Madagascar. Le 1er décembre de la même année, il est nommé caporal-chef et il fait l'objet, le 1er janvier 1948, d'une citation avec attribution de la Croix de guerre des Théâtre d'Opérations Extérieures (TOE) pour le motif suivant :
« Jeune caporal-chef faisant l'admiration des hommes et des gradés de sa section par son cran, son ardeur et son sens du combat. N'a cessé d'être volontaire à toutes les sorties de la section, faisant preuve d'endurance et d'une énergie exceptionnelle. Au cours du raid sur Mohambo le 31 octobre 1947, s'est distingué particulièrement en capturant lui-même trois guetteurs et en blessant deux autres ».
Le 13 octobre 1949 il est de retour à Casablanca et il est affecté au 2è RTM. Désigné pour combattre en Indochine, il quitte le Maroc le 8 mars 1952 et débarque à Saïgon le 10 juin suivant. Affecté au 4è RTM, engagé au Tonkin, il est nommé sergent-chef le 1er octobre 1952. Le 28 octobre, il reçoit une nouvelle citation avec attribution de la Croix de guerre des TOE avec palme en tant que chef de section pour son assaut audacieux contre le village de Vam, fortement tenu par le Viet Minh.
Quelques mois après, le 5 avril 1953, il reçoit une nouvelle citation à l'ordre de la division pour son sang-froid et ses qualités d'entraîneur d'hommes lors du combat de Lieu-Ngan.
Une semaine plus tard, le 12 avril, il est grièvement blessé par balle à la cuisse gauche ce qui lui vaut une nouvelle citation pour le motif suivant :
« Chef de section magnifique de sang-froid, de bravoure et d'autorité au combat. N'a cessé de se distinguer en opération depuis six mois. Le 12 avril 1953 a été l'un des principaux artisans du succès remporté sur deux compagnies ennemies. Malgré un feu nourri d'armes automatiques et de mortier, a réussi à enlever d'assaut à la tête de ses marocains, le hameau de Dich Son (Province de Haiduong – Nord Vietnam) et à briser la résistance adverse. S'est emparé de trois pistolets mitrailleurs et de dix fusils, et a contraint les rebelles à un repli précipité en laissant quinze cadavres sur le terrain. A été grièvement blessé par balle au cours du combat à l'intérieur du hameau ».
Pour cette action héroïque, il reçoit la Médaille militaire, la Médaille des blessés et une palme supplémentaire est ajoutée à sa Croix de guerre.
Le 12 juillet il est rapatrié en métropole sur le paquebot Pasteur qui sert de navire hôpital.
Après une longue convalescence, il rengage pour 4 ans en janvier 1955 et est affecté au 2è RTM puis aux Goumiers marocains. Le 1er septembre 1956, il est affecté en Algérie et le 1er juillet 1958, il est nommé adjudant.
Son engagement sans relâche, sa compétence et son dévouement au sein des Section administratives spéciales (SAS) de Beni Ouarsenis lui valent le 15 décembre 1961 une citation avec attribution de la Croix de la Valeur militaire pour le motif suivant :
« Après avoir servi pendant quatre ans dans une SAS installée en zone rebelle (zone de Saïda), l'adjudant Verdes a été affecté à la SAS de Beni Ouarsenis en qualité d'adjoint le 1er janvier 1961. Par son dévouement et sa compétence, a puissamment aidé ses chefs à rétablir le calme dans les esprits, le développement matériel et moral des populations, ainsi que pour lutter contre les séquelles de la rébellion réfugiée dans les djebels. Malgré toutes les difficultés accumulées devant lui, a su, par son dynamisme, son autorité et son rayonnement, s'imposer aux Moghaznis et aux habitants de la région ».
Le 25 juin 1962, il est de retour en métropole et est affecté au 27è Régiment d'infanterie (27è RI) à Dijon. Il est nommé adjudant-chef le 1er janvier 1963.
Après 19 années passées sous l'uniforme, il fait valoir ses droits à pension de retraite et se retire à Clairac avec sa famille.